GAÏA CO-EDUCATEUR :

La co-éducation, nécessaire, indispensable n’est possible que si tous les co-éducateurs de l’enfance, parents, enseignants, animateurs, intervenants sociaux… se rencontrent, agissent de concert, les parents étant reconnus comme des acteurs éducatifs essentiels et non comme des « démissionnaires » ou des « consommateurs » passifs.

Il s’agit de reconnaître et de valoriser le « degré d’expertise des parents » en tant que tels et en tant qu’habitants, on est loin de la culpabilisation des parents.

D’ailleurs les professionnels, eux-mêmes dans leur fonction de parents ne sont-ils pas parfois en difficulté…C’est une connivence qui peut favoriser le dialogue et la compréhension dénuée de jugements hâtifs.

C’est une conception citoyenne de l’éducation reconnaissant à chacun sa spécificité mais favorisant l’élaboration de projets partagés.

Les militants d’éducation populaire trouvent ici un écho de qualité à leurs aspirations :

- l’enfant est considéré comme un sujet de droit qui est son propre co-éducateur et celui de son copain et de sa copine. Il n’est ni enfant-roi ni celui qui n’a que le droit de se conformer aux décisions prises par les adultes ;

- l’éducation « ne doit plus rester cantonnée dans des approches sectorielles et cloisonnées »